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A Berlin, il y a l’éthique et le dynamisme. A Paris, l’inspiration et le classicisme. Entre les deux, Cécile, créatrice, a établi un pont culturel qu’elle prend le temps de traverser au fil de ses créations. Avec son équipe de couturière, elle virevolte entre les deux capitales européennes, puis se pose enfin dans sa boutique, rue des Martyrs.

La prestance des collections, le tombé parfait des pièces, la qualité des tissus piochés auprès des maisons de luxe. On pourrait amplement prêcher la qualité de Zeit Parisberlin. Mais l’essentiel est ailleurs. Cécile, la créatrice de la marque, s’attache à créer quelque chose de différent de son atelier berlinois. En commençant par prôner une consommation intelligente.

Chaque pièce a sa propre identité. Sur le site internet, la couturière qui l’a confectionnée est valorisée, la provenance des tissus utilisés, détaillée. Un premier pas pour sortir du cycle j’achète-je jette et accorder ainsi de la valeur aux choses. De même, vous ne trouverez pas dans la boutique de la marque une collection bien établie. Les pièces naissent au gré de l’inspiration, loin des stéréotypes d’une production massive.

Une démarche écologique en somme, cultivée par Cécile à Berlin où cette autodidacte franco-allemande a ouvert son premier atelier il y a 2 ans. Après s’être nourrie de l’esprit collectif et du dynamisme de la ville – et des oeufs bio de la ferme du coin -, elle s’envole vers Paris où elle monte sa boutique rue des Martyrs, la rue la plus « berlinoise » de la capitale selon elle, où les taggueurs se mêlent aux tenanciers de cafés bio. A quelques pas de là, à Montmartre, un second atelier accueillera une partie de l’équipe le mois prochain pour une parfaite cohabitation européenne.

Mais revenons-en au principal, ses créations. Cécile se base sur un seul principe : les femmes sont belles. Peu importe la largeur des épaules ou la proéminence de la poitrine, le vêtement permet de sublimer ces traits de caractère. La créatrice ne couche d’ailleurs pas ses patrons sur le papier en premier, mais moule le tissus directement sur le mannequin, apportant ainsi une sensibilité singulière à l’ensemble. Pour comprendre, il faut passer par une veste, enfiler une robe… et jouir de la coupe, d’une façon presque militante.

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23.02.2016 By Justine Knapp